Nous tairons son nom [Prologue, Chap. 1 > 10]

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Umanimo
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Re: Nous tairons son nom [Prologue, Chap. 1 > 4]

Messagepar Umanimo » 18 Juin 2012, 16:37

Ah, j'aime, j'aime, j'aime cette histoire qui utilise tous les anciens compagnons du Docteur en même temps que le Docteur actuel.

Un seul détail par rapport à Eleven : j'avais l'impression que l'histoire se situait après sa "mort" au lac Silencio, mais le Brigadier n'est pas sensé être déjà mort à ce moment là? Ou alors c'est un timey wimey.

Et Jamie cybermanisé, brrrr !
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Re: Nous tairons son nom [Prologue, Chap. 1 > 4]

Messagepar lulujoy » 18 Juin 2012, 17:35

Aaawn merci :D merci de me donner ton avis, ça me fait plaisir!
Oui c'est un Timey Wimey avec le Brigadier. Disons qu'en revoyant l'épisode "The Wedding of River Song", le Docteur, en apprenant la mort du Brig', avait une tête du genre "Oh, mon dieu, et je n'ai pas été le voir! j'ai honte! j'ai si honte!"
Donc, il répare un peu sa faute en allant lui demander des infos. Sacré Eleven! (enfin, quand j'ai vu sa tête "je n'ai pas été le voir quel idiot je suis" j'avais envie de lui coller une baffe, hein, mais c'est réparé avec cette fic.)
C'est pour ça qu'il sait déjà que le Brig' va mourir. Il est un peu amer en le quittant, mais il ne veut pas le montrer...

(Au fait, tu crois que "Nom d'une pipe", c'est une traduction correcte pour "Oh my giddy aunt!"? Je ne voulais pas faire trop vulgaire, mais un peu kitch...)

Oui, j'ai eu mal au cœur de faire ça à Jamie... mais il le fallait.

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Re: Nous tairons son nom [Prologue, Chap. 1 > 4]

Messagepar Umanimo » 18 Juin 2012, 18:00

"Nom d'une pipe" va très bien. C'est juste assez vieillot.
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Re: Nous tairons son nom [Prologue, Chap. 1 > 5]

Messagepar lulujoy » 19 Juin 2012, 10:55

Super! Je me suis vraiment creusé les méninges pour cette expression (j'ai songé à: Saperlipopette, Sapristi, Palsembleu, et a peu près à tout le répertoire du capitaine Haddock.)

Chapitre 5 posté! Et pour l'écriture, j'ai presque fini le chapitre 7. Et tant que je n'ai pas achevé le chapitre 8 au moins, je ne posterais plus rien (désolée!)

Les notes pour le chapitre 5:
Adric: il est vivaaaaant! enfin, bref.
Les surnoms des Docteurs: Sans doute l'un des truc les plus compliqué à trouver de toute la fic. Pour l'instant, nous avons croisé:
-Mr Brillant: Numéro Dix
-Épouvantail: Numéro Onze
"I'ts Brillant!" "I'ts my raggedy Doctor!"


Le Maitre revient, bientôt. Et Ten reste, évidemment.

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Re: Nous tairons son nom [Prologue, Chap. 1 > 5]

Messagepar Umanimo » 19 Juin 2012, 11:26

Deux petites corrections:
Meurt => meurent
Il lui pris le stylo des mains. Ou il pris le stylo de ses mains. Pas les deux ensemble.

Et je le suis bien marrée en lisant ça :
Oh, Rory, arrête de lui donner des boulons.
-Il aime ça !
-Affirmatif ! »

:lol:



Ca prend tournure et je commence à voir où on va. ;)
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Re: Nous tairons son nom [Prologue, Chap. 1 > 5]

Messagepar lulujoy » 19 Juin 2012, 12:18

Merci pour les remarques! c'est corrigé ;)
Aaah, K9, j'étais contente de le faire apparaitre. Au début il ne devrait pas être là, et puis, vu qu'Amy en parlait, et que River disais son nom, j'ai entendu une voix métallique dire joyeusement dans mon esprit "Affirmatif!" et je l'ai inséré ;) Lui et Rory s'entendent bien, c'est mignon. Les filles le voient plus comme "le truc de Sarah-Jane".

Pour l'idée qu'il mange des boulons... Il y avait un dessin animé que j'aimais bien, enfant, qui s'appelait Ulysse 31. Y'avait un petit robot rouge qui aimait manger des clous, des vis, des boulons... ça vient de là. Pour moi, les croquette de K9, c'est des boulons^^

Tu vois ou on vas? Tu es moins rapide que le Docteur, mais tu vas à la vitesse de Rory. Je voulais que les gens comprennent avec lui, du coup c'est parfait \o/

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Re: Nous tairons son nom [Prologue, Chap. 1 > 5]

Messagepar lulujoy » 20 Juin 2012, 10:28

Chapitre 6:
« Tu n'étais pas là…aux derniers jours de la Guerre. Tu n'as jamais vu ce qui était né. […] Les Dégradations de Skaro, la Horde des Simulacres, l'Enfant Cauchemar, le Roi-qui-aurait-pu-être et son armée d'Entre-temps et de Jamais-étés. La Guerre est devenue un enfer. »


Maintenant j’y suis. Maintenant je vois. Maintenant je sais pourquoi tu t’es battu, je t’en veux et je ne t’en veux plus.

Je suis seul devant les hautes montagnes pourpres, les villes de flammes, les armées, le sang.
Devant la Guerre du Temps.

Je te cherche. Tu dois être là, quelque part. Je sais à quoi tu ressemblais à ce moment-là. De longs cheveux bouclés entouraient ton visage trop impassible.

Tu ne dois plus être impassible ici, Docteur. Tu dois être devenu un monstre destructeur.

Je sais pourquoi on m’a demandé de te tuer, mais je n’en ai plus envie. Ce n’est plus drôle. Je ne m’amuse plus.
J’y suis obligé.
Et les Tambours ne se taisent pas.

Je suis trop petit et faible, encore aujourd’hui, coincé dans ce corps enfantin.
Et la Guerre s’éternise, comme si une balle de plomb déformait le caoutchouc de la réalité.
Le verrou temporel.

Je suis la, Docteur, et je vais te détruire avant que tu n’achèves la guerre par le plus grand génocide de l’histoire. Je serais ton cauchemar.
Je serais l’Enfant-Cauchemar. Je suis là où je devais être.


:!:


« Eeeeh ! Ce n’est plus le thème corail ! J’aimais bien le thème corail, moi ! » s’indigna Mister Brillant en observant autour de lui dans la salle des commandes du TARDIS.

« Il faut de temps en temps changer… Tête, décors, vêtements… » lui répondit le Docteur.
« Compagnons, petites-amies… » chuchota River.
« Mais arrête de croire que je suis un cœur d’artichaut ! C’est faux !
-Je confirme, c’est arti… archifaux.
-C’est les riz. » Lança l’Épouvantail. Il se mit à pouffer, suivit très rapidement par son prédécesseur, sous les regards médusés.

« Déjà un, c’est pas triste, alors, deux...
-Est-ce que ce sera vivable ? » demanda Rory.
« Oh ! Il faudrait que vous atterrissiez, tous les deux ! C’est quoi, la suite du programme ?
-Mister Fantastique ?
-Oh, chic, on va voir Numéro Neuf ! Pilote toi-même, tu es plus habitué à cette console que moi… »
Le Docteur prit en mains les commandes, rentrant les données nécessaires pour lancer le voyage. La TARDIS se secoua, produisant son bruit si caractéristique.

« Oui, Mister Fantastique. Il sera avec Rose.
-Deux Rose.
-Ca ira, toi ? » lança-t-il à Brillant.
« On va dire que oui. Il faudra bien remettre la Rose de John Smith dans sa dimension. Ingénieuse, d’ailleurs, ta petite boite.
-Pas si compliqué… Mais, vraiment, tu vas supporter de la revoir en deux exemplaires ?
-Aucune des deux ne m’appartient. La première est à Fantastique, la seconde à John. La mienne est loin de moi. Il n’y a plus de Rose à moi. »

Les compagnons avaient écouté la discussion, et River décida de faire transparaitre sa jalousie pour le reste de journée.
« Ce n’était donc pas une blague, lorsqu’il disait que nous lui brisions le cœur.
-Nous ? » demanda Amy à son mari.
« Ses compagnons. C’est ce qu’il a dit au Brigadier.
-J’aurais dû préciser ‘les cœurs’, mais vu vos esprit étriqué d’humains, je ne voulais pas vous choquer. » Lança l’Épouvantail sur le ton de la plaisanterie.

La TARDIS s’arrêta. « Selon les souvenirs de Jack, nous sommes… En vacances bien méritées après ce grand délire qu’était le Blitz.
-Je ne verrais plus jamais les masques à gaz de la même manière » lui répondit Brillant. « Tu as récupéré les souvenirs de Jack ? Ça doit être… particulier. Son regard avait l’habitude de se poser un peu plus bas que la moyenne des gens, si tu vois ce que je veux dire. »

Mais le Docteur était déjà sorti, sans même attendre que les vérifications de sureté aient été effectuées. Brillant s’élança à sa poursuite, talonné de peu par River qui pris bien soin d’enfermer ses parents dans la TARDIS, à leur grand dam.

Les voyageurs tombèrent sur une scène des plus étranges. Sur une plage de Biarritz (le Docteur avait trouvé cela cocasse de s’y rendre après le Blitz. Son humour, vous savez) arrosée par une pluie diluvienne, une Rose déchainée tentait d’étrangler le Docteur, Neuvième du nom. Une autre Rose la tirait par les cheveux pour l’en empêcher, et Jack semblait trouver le combat dans le sable mouillé très plaisant.
Si aucun d’entre eux n’avait connu l’issue fatale de cette bataille, ils auraient sans doute bien ri eux aussi de ce Docteur pris entre deux furies.

« Eeeh, vous trois ! » cria Brillant. Les deux Rose et le Docteur s’arrêtèrent d’un seul mouvement et se tournèrent vers lui.
« Mister Fantastique !
-C’est moi ?
-Yep’. Tu devrais vraiment t’éloigner de cette Rose-là. » Dis l’Épouvantail en désignant la plus âgée.
« Mais c’est Rose ! je vais lui faire entendre la raison !
-Un peu compliqué. Un peu trop tard, aussi. Regarde ce qu’elle vient de sortir de sa poche. » En effet, Rose venait de sortir une petite bombe qu’elle tenait prête à dégoupiller. Elle poussa son autre elle plus loin pour lui éviter des dégâts. Puis elle se colla contre le Docteur, neuvième du nom.

« À trois, je dégoupille !
-Mais Rose, je vais te ramener à John Smith, regarde, j’ai une boite qui t’y enverra…
-Un… » Un mouvement de panique se propagea chez les voyageurs.

« Tu n’es pas heureuse avec ton John ? Rappelle-toi, enlève les idées qu’on t’a mises dans la tête !
-Deux… » River se précipita vers le TARDIS, ouvrit la porte, empoignant le premier objet susceptible de sauver la situation que lui tendais Rory et retourna vers les Docteurs.

« Trois. » Rose fit sauter la petite clé de verrouillage. Plus que quelques secondes…


:!:


Après tout, c’est comme lorsqu’elle était petite fille. Elle ne voyait pas si souvent son Grand-père que ça… Et un jour ils s’étaient revus. Cela faisait longtemps.

C’était pour l’exécution de ses parents.
Il a posé sa main sur son épaule et lui avait juré de tout faire pour lui offrir une belle vie.

Il l’avait emmené. Ils avaient fui Gallifrey, vécu ensemble tant d’aventure… Et lorsqu’il fut le moment de couper le cordon, il la laissa dans les bras d’un jeune terrien.
Dame du Temps seule, jeune, sans aucune formation, proie facile pour des milliers de gens mal intentionnés venus des quatre coins de la galaxie.

Elle lui en voulait.
Ou plutôt, elle se persuadait qu’elle lui en voulait. Il fallait bien trouver une excuse. Elle avait reçu l’ordre. Il s’était imprimé dans son esprit.
Tuer le Docteur.

Alors, quitte à le tuer, autant que cela soit pour une bonne raison. Elle s’était créé un millier de raisons.
Lorsqu’elle le vit, son vieux Grand-père, avec ses longs cheveux blancs, souriant au monde qui l’entourait…
Les sourires qu’ils abordaient tous les deux, Grand-père et Petite-fille, ils les avaient gagnés ensemble, en voyageant. En se soutenant l’un l’autre, après ses si douloureuses pertes.

Ils avaient le même sourire. Et il lui souriait, semblant si heureux de la revoir, malgré l’incongruité de leur rencontre.

Elle se précipita dans ses bras. Un couteau caché dans son dos.

« Susan ! Ma petite Susan… »



Chapitre 7:
Tout se passa en un éclair. Mister Brillant se saisi de la batte de cricket que River tenait en main, arracha la petite bombe à Rose, la fit sauter en l’air et la frappa de toutes ses forces. Ils la virent voler au-dessus de la plage pour atterrir dans l’eau, où le souffle de la détonation créa un geyser qui les éclaboussa. Trempés, ils restèrent figés pendant quelques secondes, se remettant du stress.

« Je pensais que l’on pouvait utiliser cette batte pour l’assommer avant qu’elle ne fasse exploser la bombe. Pas de cette manière. Où as-tu appris à jouer comme ça ?
-Plus tard. » Le Docteur se retourna vers Monsieur Fantastique, à qui Rose se cramponnait toujours.

« Je te jure que je ne voulais pas… Vraiment, je ne voulais pas…
-Je sais, je sais… » Tous les Docteurs se mirent à lui tapoter les cheveux et le dos pour la calmer. « Et toi tu n’étais pas fichu de l’arrêter, hein ? » demanda Fantastique à Jack.

« Je ne pensais pas que c’était si sérieux…
-Tant pis » coupa l’Épouvantail. « Prends ça » dit-il à Rose en lui tendant une petite boite. « Tu vas vite retrouver John. Allez donc terminer ce mariage, il a déjà si bien commencé ! »
Tous s’écartèrent vivement de la jeune femme hors de son univers, et, une détonation plus tard, elle avait disparu.

« Voilà déjà deux problèmes de résolus. Je pense que l’on pourrait s’intéresser un peu plus au cas de Numéro Trois, qu’en penses-tu ?
-Parfait, on peut y aller alors. Mais on le prend avec nous ? » En disant ses mots, Brillant désigna Fantastique.
« Il faudrait qu’il vienne seul, et pour l’instant, il a deux compagnons à sa charge… Il ne peut laisser Jack seul avec Rose, hein ?
-Oula, non, vraiment pas. Ben, désolé, Mister Fantastique, mais…
-Vos affaires ne sont pas trop graves, tout de même ?
-On tente de se sauver à différents moments de nos vies. C’est compliqué.
-C’est pour Numéro Huit que ça sera délicat. »

Les trois Docteurs restèrent encore un peu à discuter sur la plage, puis finirent par se séparer.
Les deux plus vieux revinrent dans la TARDIS où les attendaient les compagnons de l’Épouvantail.
« Où allons-nous, maintenant ?
-Je crois que nous allons voir le Brigadier. Mais plus jeune, cette fois-ci. »

:!:

Ace n’avait vraiment pas envie de penser à la pilule d’aspirine qu’elle venait de glisser dans le verre du Docteur. Donc, nous ne dirons rien de son état d’esprit pour l’instant.

:!:

« Qu’y-a-t-il à propos de Sarah-Jane Smith ? » Demanda un jeune officier à moustache, assis tranquillement à son bureau.
« Elle ne vous a pas paru… étrange, ces temps-ci ?
-Étrange ? À part le fait qu’elle suit le Docteur comme son ombre, mais c’est son habitude »
L’Épouvantail parut contrarié.

« Elle n’a pas disparu un moment, elle ne possède pas de hache dans son sac à main ? » Continua River.
« Rien de tout cela. Mais pourquoi des membres du gouvernement enquêteraient-ils sur elle ? Elle a encore écrit un article spécial ? » Le papier psychique avait parfaitement fonctionné sur le Brigadier, au grand soulagement des Docteurs.

« Merci pour votre aide. » Éluda Brillant. « Savez-vous ou nous pouvons la trouver ?
-Oh… Avec le Docteur.
-Et où est-il ?
-Dans son laboratoire, sans doute… »
Sur ce, les trois investigateurs se rendirent vers la pièce réservée au Docteur.

Ils entrèrent précipitamment, soucieux de la sécurité de leur prédécesseur. Mais rien n’était inquiétant : le Troisième Docteur tenait une fiole d’une main, un petit composant de TARDIS dans l’autre, et il semblait très concentré à sa tâche. Sarah-Jane, quant à elle, prenait des notes. L’ancien Docteur sursauta.

« Mais qu’est-ce qui vous prend d’entrée comme ça, sans même frapper ! J’ai failli détruire cette pièce de la plus haute importance et réduire à néant des mois de travail !
-Désolé, James Bond. On s’attendait plus à vous trouver courant sur le toit d’une usine, entouré de pipeline de toutes les tailles.
-Comment m’avez-vous appelé, jeune homme ?
-Oh, vous préférez peut-être Casse-cou ? Le Héros ? Ceinture noire de Karaté Vénusien ?
-Mais qui êtes-vous ? »

D’une manière parfaitement synchronisée, l’Épouvantail et Brillant lui tendirent leurs mains droites et déclarèrent : « Bonjour. Je suis le Docteur. »
Le Héro haussa un sourcil, dubitatif.
« Enfin, vous voyez… Changement de tête, tout ça… En tout cas, moi c’est Numéro Onze, vous pouvez m’appeler l’Épouvantail.
-Hmmm.
-Et lui, c’est Brillant, le Numéro Dix.
-Enchanté, tous les deux. Je n’aime pas trop ce genre de réunion, c’est souvent synonyme d’ennuis à venir, et, de plus, j’ai tendance à me chamailler un peu avec mes coéquipiers…
-Oui, surtout avec Numéro Deux, hein ? Ne tenez pas compte de mon style vestimentaire, je jure que nous sommes tout à fait différents. »

Ils discutèrent un peu de tout et de rien, de l’expérience en cours, du temps et de l’espace, de leurs autres incarnations… Pendant ce temps, River s’était approché de Sarah-Jane.
« Je ne sais pas vous, mais ici, tout me semble plus… lent.
-Ça doit être une idée que vous vous faites » lui répondit-elle, toujours concentrée sur ses notes.
« Ca va, vous, Sarah-Jane ?
-Aucun problème, Miss Song.
-Vous n’avez croisé personne de suspect ses derniers temps ?
-Avec le Docteur et U.N.I.T., on finit toujours par croiser des gens suspects. » Soupira-t-elle.

Le Brigadier entra en trombe dans le bureau du Docteur.
« Docteur, on a signalé la présence d’un homme en noir qui semble obtenir tout ce qu’il veut. Il aurait pris possession d’une centrale nucléaire un peu plus au nord… entouré d'un bois assez étendu pour lui permettre de dissimuler ses agissements…
-Qu’est-ce que je vous disais ? Voilà précisément le genre d’individu suspect dont je parlais, Miss Song. »

Tout le QG d’U.N.I.T. s’affairait. Le Docteur préparait déjà Bessie pour se rendre sur les lieux.
« Pouvons-nous vous accompagner ? Je vous jure que nous pourrions vous aider.
-Cela ne me dérange pas. Mais il n’y a que deux places disponibles à l’arrière de la voiture, Miss Song devra certainement rester sur place.
-Je vais lui expliquer. »

River retourna au TARDIS d’un air dépité. Voilà le Docteur… Les Docteurs engagés à nouveau dans une trépidante aventure avec la belle Sarah-Jane, et on la laissait de côté. Et pourtant, le danger venait de Sarah-Jane, bien plus que du psychopathe que Numéro Trois semblait si bien connaitre.
Une solution pour les accompagner. Il lui fallait une idée.

Elle passa à proximité de quelques jeunes soldats qui préparaient d’autres véhicules. Dont le Sergent Benton, qui rougissait à chaque regard qu’elle lui lançait depuis qu’il les avait accueillis au centre tout à l’heure. Elle allait s’amuser un peu avec lui.
« Bonjour, Sergent… On m’a dit que je pouvais vous faire confiance. » Elle agrémenta cette phrase d’un sourire.
« Euh, oui, euh, totalement… » bafouilla-t-il.
« Et que vous sauriez me protéger. Ils manquaient de place, dans la voiture du Docteur, ils me confient donc à vous…
-Confier…
-Oui, à vous. » Cela acheva le sergent qui prépara une place supplémentaire, juste à côté de lui, dans un 4x4 d’U.N.I.T.

:!:

Ace déposa le verre sur la petite table basse qui accueillait déjà le journal du Docteur, puis elle quitta la pièce.


Chapitre 8:
Les Docteurs avaient laissé Bessie à l’orée du bois et s’étaient séparés pour trouver le plus rapidement possible la meilleure entrée de la centrale nucléaire. Sarah-Jane se contentait de marcher tout droit, serrant un peu plus contre elle son talkie-walkie.

« J’aurais dû rester avec mon Docteur. Mais les deux autres semblaient si contents de faire un jeu de piste… », songea-t-elle. Elle maudit les arbres sombres, l’humidité et son ciré jaune fluo qui faisait d’elle une cible facilement repérable.

À mi-chemin entre l’endroit où elle s’était séparée des Docteurs et la centrale, le sentier qu’elle avait emprunté déboucha dans une clairière. Un petit tas de bois en occupait une extrémité, comme si un bucheron y avait travaillé récemment.
À côté du stère, un homme était couché, semblant prendre le soleil en attendant quelque chose.
« Bonjour, Sarah-Jane. »

L’homme ouvrit les yeux et se redressa. Tout vêtu de noir, il semblait bien plus imposant dans cette position. Il fit craquer ses doigts à travers ses gants en cuirs (noirs, évidemment), puis se lissa la barbe (noire elle aussi).
« Le Maitre ! Nous pensions que vous étiez… » Elle désigna la centrale que l’on entrapercevait à travers les arbres. C’est là qu’elle se rendit compte que le chemin direct s’achevait dans la clairière, et repartait dans deux directions perpendiculaires.

« À la centrale, je m’en doute… Mais je n’allais pas attendre patiemment votre venue, n'est-ce pas ? Vous faites tellement de bruit, impossible pour moi de ne pas vous entendre arriver.
-Qu’allez-vous encore tenter ?
-Cette fois-ci, je parviendrais à mes fins, ma chère Sarah. Et vous savez pourquoi ? Je vous ai bien observé…
-Pardon ?
-J’ai observé votre esprit. Il y a un ordre, gravé dans votre esprit… il n’est pas encore enclenché. Je vais le raviver. »

Il saisit le visage de la jeune femme entre ses mains et planta son regard dans le sien.
« Je l’ai. Vous le sentez, n'est-ce pas ? ‘Il faut tuer le Docteur’. ‘Tuer le Docteur’. Et bien, je lève les verrous : tuez le Docteur, maintenant ! »

Elle hurla. Il la lâcha, désignant le chemin à droite de la clairière. Sarah-Jane s’y dirigea, extatique.

« Attendez ! » le Maitre se baissa pour saisir la hache que le bucheron avait laissée près de son travail. « Vous aurez besoin de cela. » Elle saisit l’arme fermement et repartit vers le Docteur – son Docteur, suivi discrètement par le Maitre, bien décidé à profiter du spectacle d’un Docteur trahi par son amie…

:!:

La pèche en rivière. Quel ennui.
Elle voyait le Docteur, qui avait relevé les bords de son pantalon de clown jusqu’aux genoux, sautiller d’un rocher à l’autre en quête du poisson ultime.
Quel ennui. Même prendre le soleil ne l’amusait plus. Une petite voix se glissa dans son esprit : « Tiens, essaye ça, ça pourrait être marrant. Il serait bien mouillé et après, vous en rigolerez ! »
Elle se releva, puis s’élança sur la rivière caillouteuse. Elle rejoint en quelques bonds le Docteur.

« Eh bien, Peri, tu veux que je t’apprenne à pêcher, finalement ? Attends, j’en ai un qui mord, après je te laisse ma canne. »
Elle lui arracha vivement la canne des mains, ce qui eut pour résultat de laisser échapper le fretin.
« Peri ! Je ne sais pas ce que tu as, ces temps-ci, mais depuis que tu t’es perdue dans la maison noire, tu es très impulsive. » Il prit un air grave. « Ce n’est pas très correct. »

Seul le rire de la jeune femme lui répondit. Un rire qui se muait étrangement en quelque chose de plus profond, d’hystérique.
« Je n’aurais pas du reparler de la maison, je sais que tu as eu peur, mais… »

Il ne put terminer sa phrase. Elle l’avait poussé à l’eau. La tête du Docteur heurta violemment un rocher, et il perdit connaissance quelques instants. Au moment même où il rouvrait les yeux, il vit une chaussure de sport – celle de Peri – s’approcher de son visage, pour au final écraser son front et maintenir sa tête sous l’eau. Il se débattait, mais, encore engourdi, il ne parvenait pas à reprendre de l’air…

:!:

« Il y a un petit étang charmant, ici. Il faudra qu’on aille piquer une tête ou deux quand ce sera fini. » Déclara l’Épouvantail en désignant un petit point d’eau.
« Je te jure que je te bats en apnée.
-N’en sois pas si sur... »

Un bruit de piétinement se fit entendre derrière eux et le Sergent Benton sortit des broussailles, accompagné de River Song.
« River !
-Salut mon p’tit cœur ! »

En entendant cela, le visage de Benton sembla se décomposer de déception. Il prit néanmoins la parole.
« Où se trouve le Docteur ? On s’est séparé d’avec le Brigadier pour vous trouver plus facilement…
-Et bien votre Docteur doit donc se trouver en compagnie du Brigadier, selon toute logique. A-t-il pris le chemin de droite ?
-Oui, et… »
Il fut coupé par un hurlement féminin.

« Ça venait de la droite. »
Les quatre compères se mirent à courir en travers du bois. Ils débouchèrent sur une petite clairière vide, s’arrêtèrent quelques instants pour reprendre leur souffle.
Brillant, adossé contre le stère de bois, déclara que cela ne pouvait être que Sarah-Jane et qu’elle devait sans doute tenter rejoindre le Docteur.
« Avec une hache » continua River. « Nous sommes devant le chantier d’un bucheron qui a laissé tous ses outils, mais il manque une hache. »

Les Docteurs pâlirent. Benton s’insurgea : « Miss Smith n’oserait certainement pas s’en prendre au Docteur ! Elle l’adore ! Je n’apprécie pas beaucoup votre insinuation, Miss Song ! »
Il était visiblement autant en colère contre le fait que l’on puisse douter d’une amie de longue date qu’à cause de la ruse de River.

Brillant coupa court. « Cela ne sert à rien de supposer ! Rejoignons au plus vite notre ami… et espérons qu’il fera bon usage du karaté vénusien avant notre arrivée ! »


Chapitre 9:
Il ne sait pas très bien combien de temps cela avait duré. En tout cas, lorsqu’il était sorti de sa léthargie, il était dans le couloir. Nyssa le tirait par le bras. Il avait faim. Combien de jours était-il resté enfermé dans sa chambre ?

« Cela fait longtemps que vous n’avez plus rien avalé, Docteur. Tegan a préparé quelque chose à manger. J’espère que ce sera mangeable, d’ailleurs.
-Merci… »

Ils avançaient vers la salle à manger du TARDIS, elle déterminée, lui parce qu’il le fallait bien. Comme un automate. Il regardait partout – dans le vide, dans son esprit, dans les couloirs monotones – partout pour ne pas voir où cela faisait mal.

Partout pour se persuader que la silhouette qui venait de traverser le couloir latéral furtivement était une illusion. Une preuve supplémentaire que son esprit partait à la dérive.
La revoilà, la silhouette. Comme une étoile filante, elle sortait des cuisines.
Certain cette fois-ci de ne pas avoir rêvé, il se précipita vers l’endroit ou il l’avait vu disparaitre. Peine perdue.

« Docteur, qu’y a-t-il ? Qu’avez-vous vu ?
-Je ne suis pas sûr. Tant pis. Où est Tegan ?
-Dans la cuisine. »

Pris d’un mauvais pressentiment, il ouvrit la porte à la volée. Nyssa poussa un cri : son amie gisait là, inconsciente. Cela devait faire peu de temps, car les casseroles chauffaient encore sur le piano sans déborder.

« Tegan ! Tegan ! » Le Docteur lui prit le pouls, puis poussa un soupir de soulagement.
« C’est bon… Elle a reçu une dose de poison paralysant. Elle mettra quelques jours à s’en remettre, mais elle n’est pas en danger.
-Cela me rassure. Mais comment a-t-elle pu se faire empoisonner ?
-Nous ne sommes pas seuls. Enfin, je crois. Le mieux à faire est de retourner à la console et de faire un scan complet du TARDIS, pour trouver l’intrus… Mettons Tegan en sécurité dans sa chambre, puis allons-y. Et ne nous séparons pas, d’accord ? »

Elle hocha vivement la tête. Après avoir porté leur amie à son lit, le Docteur et sa compagne se dirigèrent vers la salle de contrôle.
Soudain, Nyssa cria. Le Docteur eut à peine le temps de se retourner pour la voir porter une main à son cou, puis s’effondrer.

« Oh non… » Une petite fléchette était plantée dans sa nuque. « Encore ce poison ! »
Il ne prit pas la peine de la conduire à sa chambre, préférant rejoindre la console. Là, il décrocha son micro et entreprit d’envoyer un message… là ou il pourrait obtenir de l’aide.

:!:

« Ah, ma chère Sarah-Jane, vous me rejoignez ? J’en suis heureux. Nous sommes presque arrivés à la centrale, comme vous pouvez le voir… »
Sarah s’avança vers le Docteur d’un air déterminé.

« Je vois que vous avez songé à vous armer. Vous savez ce que je pense des armes, mais on ne peut vous raisonner, n’est-ce pas ?
-Docteur ! Faites attention ! Elle n’est pas dans son état normal ! » Lança une voix plus lointaine, qu’il reconnut comme celle de l’un de ses homologues.
En effet, Sarah-Jane brandissait sa hache vers lui, menaçante. Une silhouette se détacha de derrière un arbre.

« N’ai aucun doute, Sarah-Jane ! Nous sommes plusieurs à te l’ordonner : tue le Docteur ! »
Sans la moindre hésitation, elle abattit la hache vers lui. Le Docteur la bloqua d’une seule main.
« C’est donc toi qui l’as hypnotisé, fieffé coquin !
-Oooh, ne crois pas que j’ai fait ça tout seul ! Cela n’aurait pas marché si, au fond d’elle-même, elle ne voulait pas se débarrasser de toi.
-N’écoutez pas le Maître, Docteur ! » Les deux autres Docteurs étaient arrivés sur les lieux. River et Benton se glissait silencieusement derrière le Maître, qu’ils saisirent vivement.

« Oh, regardez-moi ses deux petits soldats bien dressés ! »
Le Docteur, qui tenait encore fermement Sarah-Jane, la lâcha, pensant le pouvoir du Maitre détourné de sa cible. Elle abaissa la hache… Pour mieux la brandir de nouveau.

Un coup de feu retentit, et le manche de l’arme fut brisé par la balle. Tous se retournèrent vers le Brigadier, surpris, et le Maitre en profitât pour se libérer de l’emprise de River et Benton.
Pendant ce temps, privé de son manche, la hache était retombée sur le genou du Docteur, qui s’écroula.
Suite au mouvement de panique, au cri de Sarah-Jane qui se réveillait de son hypnose et aux gémissements de douleur du Docteur blessé, le Maitre prit la tangente, et on ne le vit plus… avant son prochain retour, bien entendu, puisque le Maitre n’abandonne jamais.

:!:

« Ah, voilà le Héro ! »
En effet, le Docteur Numéro Trois venait d’entrer dans le TARDIS de l’Épouvantail. Il était accueilli comme il se doit, et on lui proposa tout de suite de s’assoir dans le fauteuil de commande pour reposer sa jambe. Sarah-Jane l’avait suivi.

« Quel beau TARDIS… Le mien ne se porte pas très bien, pour l’instant.
-Cela va bientôt changer, croyez-nous, Docteur » sur ses mots, Brillant tapota la console, qui ronronna de plaisir. « Bonne fille.
-J’aimerais beaucoup vous aider. Vous n’êtes tous les deux que de jeunes chiens fous… il vous faudrait quelqu’un de plus mûr pour vous aider dans la tâche délicate qui vous incombe.
-On s’en sort pas mal pour l’instant, hein, Brillant ? Et je vous ferais remarquer que j’ai près du double de votre âge.
-De plus, je connais déjà bien d’autres Docteurs, cela pourrait vous être utile…
-Mais votre jambe ?
-Quoi ma jambe ? Je marche déjà très bien ! Il suffirait juste que je retrouve ma vieille canne... »

Sur ses mots, Rory lui tendit une canne toute tordue, mais solide.
« Oh, la voilà ! Merci jeune homme.
-Rory, arrête de fouiller dans le grenier.
-Avouez-le, Docteur, tout ce dont vous avez envie, c’est de voyager à nouveau. »

Le vieil homme rougit.
« Eh bien… Oui, c’est un peu cela.
-Alors, qu’est-ce qu’on attend ? » Brillant lui donna un coup de coude, désignant le Brigadier et Sarah-Jane qui visitaient le nouveau TARDIS.
« Ah, oui. En fait, on n’a pas tant de place que cela, et… il vaudrait mieux qu’ils restent à UNIT, vous savez ? Mais si on calcule bien, ils se rendront à peine compte que vous serez parti. »

Le Docteur expliqua patiemment à ses amis qu’il allait se faire soigner dans un hôpital du futur, et qu’il s’arrangerait pour revenir très rapidement, et qu’il serait parfaitement opérationnel à son retour. Cela passa.

La TARDIS repartit, avec Trois Docteurs à son bord… et de bonne humeur.
Enfin, les bonnes humeurs, cela n’évite pas les pannes dans l’espace, hein ! Elle tomba un peu en rade du coté de la ceinture d’Orion.

L’Épouvantail travaillait en équilibre sous la console, avec l’aide de Brillant.
« J’ai besoin d’un boulon. Eeeh, le Héros, envoie-nous la boite de boulon !
-Tiens. »
Brillant la rattrapa et l’ouvrit.

Vide.

« VIDE ! On n’a plus de boulon ! Mais qu’est-ce que cela signifie, hein ! Ou sont mes boulons ! »
Rory tenta de quitter discrètement la pièce.
« Rory me les a donnés à manger, c’était bon ! » S’écria joyeusement K-9.
« QUOI ?
-Rory est vraiment gentil avec moi. Docteur ne m’a jamais donné des boulons à manger !
-Parce que j’en avais besoin ! RORY reste ici ! »

Le fautif se tendit sous l’air furibond des trois Docteurs, et devant l’air de ‘je te l’avais bien dit’ que son épouse arborait.
« Mais je ne pensais pas que… vraiment, je voulais bien faire… Je le jure… »
L’Épouvantail soupira.
« Je sais, Rory, je sais. Écoute, ce n’est pas grave. Il y en a peut-être encore des vieux dans la réserve. Tu veux bien aller en chercher un, en attendant ?
-Oui, oui ! » Et il s’exécuta, soulagé de pouvoir réparer sa bêtise.

Arrivé dans la réserve, faite de bric et de broc, Rory n’eut pas de mal à trouver un boulon. C’était un beau boulon ; il ne semblait pas vieux, et il était d’un métal doré comme le soleil. Parfait ! Connaissant les gouts du TARDIS, un si beau boulon la remettrait d’aplomb.
Il songea que la TARDIS n’était peut-être pas si différente d’une femme, qui se sentait mieux dès qu’un beau bijou ornait son cou… Il le ramena rapidement à la sale de contrôle.

« C’est fantastique ! Merci Rory, ce boulon fera l’affaire. » Brillant fixa deux tuyaux grâce à la pièce récupérée. « J’arrive, Épouvantail, attends-moi pour vérifier que ça fonctionne. »

Il eut à peine le temps de remonter sur le sol transparent que le propriétaire de cette TARDIS actionnait déjà les boutons.
Les lumières s’éteignirent, et tous sursautèrent.

« Papa, qu’est-ce que tu as été cherché comme boulon ?
-Mais non ! Ce n’était qu’un boulon !
-Ceci est un message d’urgence enregistré dans une capsule de secours, qui a pris une forme anodine pour ne pas être repérée. » Lança la voix de la petite Amelia Pond, programmée comme voix de l’ordinateur de bord.

« Ce n’était définitivement pas un boulon, mais… cette erreur pourrait être intéressante. Amelia, décode le message.
-Décryptage des données… Visio-signal… Adaptation holographique… »
L’hologramme de la petite fille rousse devint blanc. La forme s’agrandit, pour atteindre la taille d’un homme adulte de taille moyenne.

« Mais attendez, Docteur, franchement, pour quoi m’avoir utilisé moi, enfant, comme interface graphique et vocale de votre ordinateur ?
-Taisez-vous, jeune fille. L’heure est trop grave pour les questions. » Le coupa le Héro.
En effet, l’hologramme renvoyait l’image d’un jeune homme blond, vêtu d’un costume de cricket, qui regardait de manière répétée et compulsive derrière son épaule.

« Oh, c’est Numéro Cinq ! Ce cher Numéro Cinq, je l’ai déjà rencontré, je l’adore. Vous allez voir, il est vraiment cool.
-Oui, moi aussi je l’ai déjà rencontré, un jeune homme très bien. Mais il semblait beaucoup moins paniqué la dernière fois.
-Au moins, on sait maintenant à qui appartenait la batte de cricket. » Lança River.
Tous se turent lorsqu’il ouvrit la bouche pour délivrer son message.

« Message d’urgence… urgence. Envoyé à qui pourra me sauver, mes prochains moi s’il y en a. Tegan et Nyssa se sont fait neutralisée. Je crois que ce qui se cache dans la TARDIS en a après moi. Voici les coordonnées de temps TARDIS dans lesquelles je me trouve. S’il vous plait, aidez-moi. Il y a un fantôme. Ne me prenez pas pour un fou. Il y a un fantôme dans la TARDIS. Je ne peux plus sortir, lorsque j’ouvre la porte, je me trouve devant une fissure d’espace. Il y a des voix qui chuchotent sans que je les entende. »

L’hologramme regarda derrière son épaule. Lorsqu’il leur fit à nouveau face, une expression d’horreur inouïe s’était peinte sur son visage.

« Non, vraiment, je crois que je deviens fou. Un fantôme. Un fantôme. Des chuchotements. Adric est revenu. »
Ils l’entendirent hurler, puis la communication cessa.


Chapitre 10:
« Donc, récapitulons. » Numéro Trois préféra prendre les choses en mains.
« Romana avait installé un programme plus récent de comptage de Temps TARDIS, conforme à la nouvelle norme Gallifreyenne. C’est ça ? »

Les deux autres Docteurs hochèrent la tête, penauds.
« Numéro Quatre l’avait laissé faire, Numéro Cinq a gardé le programme, mais Numéro Six…
-Il était vexé, après le procès. Il a supprimé plein de nouveaux trucs que les autres Seigneurs du Temps avaient installés.
-Donc Numéro Six a supprimé le programme. Bien. Monsier Cricket nous envoie les données Temps formatées par le programme en question.
-Oui…
-Que l’on ne peut décoder avec l’ancien programme ?
-Les normes ont changé entre le moment ou nous sommes sortis de l’académie, et lorsque Romana en est sortie elle-même…
-Mais, vous n’avez pas retenu les codes ? »

Un silence lui répondit. Enfin, Brillant osa : « Et bien, pas vraiment… Plus de Seigneurs du Temps, plus de norme, hein ? On était plus habitué avec l’autre système, et, bon, il n’y avait que Romana qui y comprenait quelque chose…
-Faut vraiment avouer qu’elle était plus douée que nous pour les programmes… »

Ils récoltèrent le regard sévère de leur prédécesseur.
« Et, dites-moi donc comment allons-nous sauver le jeune Numéro Cinq si l’on n’arrive pas à décoder les coordonnées qu’il nous a fournies ? »
Ils blêmirent de plus en plus.
« Mais, Romana… Ou quel que soit son nom… » Commença Amy. Tout le monde se retourna vers elle. « Ce n’est pas elle qui cause des problèmes à votre Numéro Quatre ?
-Affirmatif ! » Lança K-9.

« Et même si la Romana plus âgée est devenue complètement folle… Lorsqu’elle agresse le Docteur, la Romana plus jeune est présente. C’est ce que K-9 a montré.
-Oui… Oui… OUI ! » L’Épouvantail prit Amy dans ses bras pour l’embrasser. « Oh Pond, tu es GENIALE ! » Il se retourna vers les deux autres. « Pour sauver Monsieur le Joueur de Cricket… Il faut d’abord sauver Monsieur l’Excentrique ! Et quand ce sera fait, on récupère la jeune Romana, elle nous décode les coordonnées et on va sauver Numéro Cinq. Allez, allez, on se bouge ! K-9, donne-moi la coordonnée du souvenir que tu nous as montré !
-…
-S’il te plait ?
-… En norme ancienne ou nouvelle, Docteur ?
-Ancienne, et tu seras un gentil chien. Et à l’avenir, je t’achèterais des sacs entiers de boulons rien que pour toi !
-Merci Docteur ! Voilà les données, tout de suite ! »

:!:

De derrière le paravent, Ace observait. Elle avait vu le Docteur s’assoir tranquillement dans son fauteuil de cuir élimé, saisir son journal intime et commencer à relater les faits de la journée.
Puis il saisit le verre d’eau posée sur la petite table. Il le porta à ses lèvres, inconscient du danger.

Ce fut comme si la foudre venait de frapper la jeune femme : elle sortit de derrière le paravent comme un diable de sa boite et couru arracher le verre des mains du Docteur. Il s’écrasa sur le sol en millier de morceaux.

« Est-ce que vous avez bu ? » Hurla-t-elle, paniquée
« Euh, oui, la moitié du verre… Mais qu’est-ce qui vous prend, ma petite Ace ? » Après ses mots, il se mit à suffoquer.
« Non… Non, Professeur, non !
-Kof, Kof… Ace… Qu’est-ce que…
-De l’aspirine ! Oh, pardon, Professeur, on m’a ordonné… Dans ma tête… Pardon, pardon…
-Kof… Alors, trop tard. Kof. Reste. »

Elle s’agenouilla au pied du fauteuil, la tête posée contre l’accoudoir froid, sa main droite tenant fermement celle du Docteur. Elle n’osait le regarder. Il suffoquait, ça, elle l’entendait bien, mais… comment faire ?
« Pardon… Pardon…
-Regarde-moi… »

Ace leva les yeux vers son visage rougit par l’effort et la douleur.
« Attends. Ils arrivent. »

:!:

« Regarde ça, Romana ! Bruxelles ! Nous sommes au sommet du Mont des Arts, et regarde quelle magnifique vue !
-Je ne sais pas. Toutes ces grandes villes humaines se ressemblent, pour moi, Docteur. Paris, Londres, Berlin, Bruxelles…
-Tu es peut-être sortie première de ta promotion à l’Académie sur Gallifrey, ma chère, mais, décidément, il faut encore t’éduquer aux beautés de l’Univers. » Le Docteur remonta son écharpe derrière son épaule et soupira.

« Tu vois, la haute flèche qui domine les bâtiments, au loin ? C’est l’Hôtel de Ville. A son sommet, une statue en or de Saint-Michel qui combat le dragon. J’ai bien connu Michel, je lui ai filé un coup de main… Et je peux te dire que ce n’était pas un dragon.
-Jolie statue. Mais c’est un peu la seule chose colorée, dans cette ville, non ? Regardez : toute l’architecture de cette colline, c’est du marbre blanc.
-Un délire du roi de l’époque. Léopold, le deuxième, avec sa longue barbe, il était un peu mégalomane. Rien qu’avec l’Afrique…
-Oh, épargnez-moi l’Histoire, Docteur, c’est d’un ennui.
-Au contraire, les Belges ont l’histoire la plus tordue de l’Univers. A ton avis, pourquoi le mot ‘Belgique’ est-il devenu une insulte intergalactique ? Ce n’est pas pour rien !
-Donc, je disais que toute la colline était blanche, légèrement grisée. Ne me demandez pas d’entrer dans le musée des Beaux-arts, vraiment, les musées, j’en peu plus. En bas, c’est… Une bibliothèque. Toujours blanche.
-Oui, la bibliothèque royale, qui renferme des trésors de…
-La petite place. Grise. » Coupa la jeune Dame du Temps.

« C’est de la pierre bleue ! C’est encore récent, elle sera bleue lorsque les gens auront marché plus dessus…
-Les tours, les bâtiments : Gris, blanc. Oh, de la brique rouge !
-Et bien tu vois !
-Et pour finir, le ciel : Blanc.
-Oui, bon, ça, ce n’est pas de chance. Il est très bleu de fin mai à début septembre.
-On est en juin.
-Météo terrienne. Très inexacte. »

Un grand bruit les coupa dans leur conversation. Cela provenait de plus bas, vers la Grand’Place, et c’était le bruit caractéristique d’un… TARDIS !

« Romana, je crois que nous recevons la visite de collègues Seigneurs du Temps !
-Ce n’est pas drôle. Ils vont vouloir que je rentre travailler.
-Cette ville est un dédale… On va jeter un œil pour voir qui c’est, puis on les sèmes. Ça te plait ?
-Oui… cela fait longtemps qu’on n’a pas couru, Docteur. »


Prologue, Chapitres 1 à 5: viewtopic.php?f=36&t=1028&p=3886#p3886
Modifié en dernier par lulujoy le 25 Juin 2012, 13:53, modifié 8 fois.

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Re: Nous tairons son nom [Prologue, Chap. 1 > 6]

Messagepar lulujoy » 20 Juin 2012, 10:35

Chapitre 6 en ligne! Quelques notes à propos de ce chapitre:

La citation du début: Cela vient de "La Prophétie de Noël" par contre je ne sais plus quelle partie, désolée.
L'Enfant-Cauchemar: ça va chauffer pour le Docteur! Le Maitre n'aura pas de pitié! Mais ça reste un enfant...
C'est les riz: Le Docteur a comme moi un humour pourri. Vraiment.
Jack: N'est vraiment pas sérieux.
Le décompte de la bombe: j'ai enfin réussi à faire un petit cliffhanger!
Susan: Ne hurle pas dans ce chapitre.


J'ai écrit jusqu'au 3/4 du chapitre 9. Ça avance :D

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Re: Nous tairons son nom [Prologue, Chap. 1 > 6]

Messagepar Umanimo » 20 Juin 2012, 12:49

Ca y est ! Tu as réussi à me faire pleurer ! Je le savais, je le savais !

A cause :
Du Maître d'abord, bien sûr.

De Suzan et de One, ensuite. En plus j'ai revu l'épisode il n'y a pas longtemps et cette partie est très "consommation obligatoire de kleneex".


Sinon :

La citation dans End of Time c'est quand le Docteur se tient par terre avec d'un côté le Maître et de l'autre les Time Lords juste avant qu'il les menace avec son pistolet.
J'ai vu cet épisode un très grand nombre de fois, je le connais par coeur.

Petit sourire sur les jeux de mots "pourris". :)

Génial que Suzan ne hurle pas dans ce chapitre, c'est ce qui la rend plus émouvante.
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Re: Nous tairons son nom [Prologue, Chap. 1 > 6]

Messagepar lulujoy » 20 Juin 2012, 13:08

On venait juste de commencer à se parler quand j'ai écris le chapitre 6, et c'est à toi que je pensais en écrivant le passage du Maitre (fatalement)... Contente qu'il t'ai plût, parce que c'était délicat ;)
*tend un mouchoir à Uma* oooh... ça va aller. C'est fini.

Quoique, non, c'est pas fini en fait *rire sardonique* plus j'aime les personnages, plus je leur fait du mal, on dirait. J'adore One. Même si Susan crie beaucoup, je l'aime aussi, pour la relation qu'elle a avec son grand-père, et j'ai eu mal au coeur d'écrire ce passage (j'ai pas déjà dit ça pour Jamie?)

Oui, maintenant que tu me parles du passage, je le vois, je l'ai en tête! J'avais noté la phrase sur un bout de papier parce qu'elle me plaisait, mais je n'avais pas mit les référence dessus (quelle idiote) et j'ai fini par le reprendre pour cette fic! youhou!
Tu vas continuer à sourire, parce que Ten et Eleven, dans le genre "on se lance des blagues qu'on est les seuls à comprendre à longueur de temps" c'est un peu les champions ;) (c'est comme ça que je les imagine du moins)

Merci pour ce gentil commentaire, encore une fois! et pardon de t'avoir fait pleurer!


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