Gallicast #110 – The Key to Time : The Pirate Planet

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Gallicast #110 – The Key to Time : The Pirate Planet

Messagepar doctor222 » 22 Juin 2014, 19:35

Gallicast #110 – The Key to Time : The Pirate Planet

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Description : On continue The Key to Time avec The Pirate Planet, certainement l'histoire la plus décevante de Douglas Adams.

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Michel
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Re: Gallicast #110 – The Key to Time : The Pirate Planet

Messagepar Michel » 22 Juin 2014, 19:47

Attention se que je vais dire contiennent des spoilers !


The Pirate Planet est une excellente histoire du 4e Docteur (Tom Baker) diffusée entre le 30 septembre 1978 et le 21 octobre 1978. C'est le tout premier scénario que Douglas Adams signe pour Doctor Who et on y retrouve déjà sa marque bien particulière : Une idée de base complètement loufoque (une planète qui se trouve être un bateau pirate gigantesque), de l'humour et des personnages hauts en couleurs, et ce malgré qu'on puisse tout de même ressentir que l'univers déjà étendu de la série freine quelque peu ses ardeurs narratives auxquelles on est habitué dans sa série de romans H2G2.

Pour en revenir à l’épisode, The Pirate Planet marque les débuts d'un des auteurs britanniques les plus célèbres de science-fiction, je parle bien sûr de feu Douglas Adams. On y retrouve tout ce qu'on recherche conformément à son humour extravagant et à son imagination débordante. The Pirate Planet est une narration cinglée qui fait office de seconde histoire dans cette saison 16 qui est « the Key To Time ».

Cette histoire de Doctor Who est complètement folle. On y trouve un pirate demi-cyborg, un robot perroquet tueur (Polyphase Avitron), une planète mangeuse de planètes, une bande d'imbéciles télépathes et une vieille mégère qui tente de devenir un hologramme tangible parce que la vielle ne veut pas claquer au bout de 1000 ans. Et comme si tout ça ne suffisait pas, le récit entier est surchargé avec des douzaines de concepts scientifiques à tire larigot (dont certains sont plus plausibles que d'autres). Et oui j'ai adoré et tout ça parce que je trouve le scénario imaginatif et c'est personnages tout droit sorti d'une bande dessinée intéressante.

Alors merci aux scénarios imaginatifs et aux idées intelligentes de Douglas Adams. Un élément notable d'ailleurs de ses scénarios est qu'il présente toujours des semblant de mystères pour permettre la cogitations des neurones des téléspectateurs. Ainsi dans ce cas, le mystère est établi depuis le début avec la disparition étrange de la planète Calufrax, et il sera progressivement révélé tout le long de la première moitié de l'histoire.

Un autre trait notable de The Pirate Planet est le fait que rien n’est comme il semble l'être. Ainsi les Mentiads nous sont présentés au début comme une éventuelle menace dangereuse, mais se révèlent êtres des bonnes personnes, ils sont juste casse-pieds. La planète Calufrax sera enfin retrouvée dans le ventre de Zanak, le nom de la fameuse planète pirate. Et le Capitaine se révélera en fin de compte n’être juste qu’un pion dans la stratégie de cette garce de Reine Xanxia.

Ceci a été ma plus grande surprise, puisque jusqu'à maintenant, le Capitaine nous était présenté comme l'ultime grand vilain de l'histoire, beuglant et faisant tomber comme des mouches ses généraux à chaque tentative manquée pour capturer le Docteur et Romana.

J'apprécie beaucoup le très malchanceux numéro deux, Mr. Fibuli qui se trouve constamment dominé par le Capitaine. J'aime particulièrement cette phrase où le Capitaine lui dit "je vous accorde la vie, jusqu'à demain” (ou quelque chose comme ça). Ce qui est extrême avec le Capitaine, c'est qu'à chaque fois qu'il est déçu par l'un de ses sbires, il envoie son perroquet de la mort qui tue, Polyphase Avitron, pour leur donner le coup de grâce.

C'est une bonne ruse et comme pour souligner sa tyrannie apparente, le Capitaine aime CRIER! En fait, il crie neuf réplique sur dix. Chaque phrase (ou plutôt sentence) qu'il livre à ses soldats sont hurlées. Ce qui fait de la prestation de Bruce Purchase (qui incarne le Capitaine) un méchant carrément badass. Un type de personnage qui se trouve être plus dans la lignée d'un cartoon que ce à quoi la série nous à habitués en ce qui concerne la caricature de méchants. Il nous livre ainsi des grandes scènes à la limite de l'absurde et du pathétique assumé. Malgré le traitement de M. Fibuli comme son boiteux malchanceux, Purchase, est vraiment à fond dans son rôle, même s'il cabotine à mort. Il semble authentique et à la fois bouleversant quand son souffre douleur Mr. Fibuli meurt et dans sa façon de chercher à détruire sa maîtresse, la Reine Xanxia.

Tom Baker n'est pas en reste, on ressent qu'il adore vraiment son rôle, Il nous livre ici une prestation de son docteur plein de bonne humeur. Mary Tamm, elle aussi incarne pour le coup une Romana qui en devient plus sympathique que dans sa première histoire. Mais cette aventure fait avant tout honneur à K9, surtout dans sa troisième partie, ou il nous livre des exploits inégalés chez ce compagnon cyber-canin. Entre conduire une voiture volante tout seul et son combat fatidique contre Polyphase Avitron, qui vaut tous les détours du monde. The Pirate Planet est l’histoire de la série qui aurait le mieux exploitée les potentiels de K9, ce compagnon hors du commun.

En conclusion : The Pirate Planet est loin d’être à la hauteur des autre épisodes écrit par le maître Douglas Adams, City od Death & Shada, mais il en reste pas moins pour ma part un chef-d'oeuvre de ce que la série nous aura offert de mieux.

Encore une fois je trouve que l’arc de la clef du temps ne sert vraiment pas à grand chose... Peut-être qu’à travers se subterfuge les producteurs ont tentés de donner une raison valable au Docteur pour ses voyages, autre que les caprices de son TARDIS.

Ma note : 9/10
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